Les gros salaires pour les top managers, des économies pour les simples travailleurs

Communiqué

(20/08/16) - Pourquoi la rémunération d’un CEO dans une entreprise publique n’est-elle pas liée au salaire le plus bas payé dans l’entreprise? Au taux d’emploi qu’il maintient dans l’entreprise et bien sûr aux résultats?

Telle fut la réaction du président du SLFP Groupe Poste Marc De Mulder aux publications dans les médias concernant les émoluments de top managers dans des entreprises publiques au cours de l’été 2013.

Voir communiqué de Marc De Mulder - 26/8/2013

A l’époque, le gouvernement Di Rupo préparait une réglementation des hauts salaires des top managers des entreprises publiques. C’était aussi la pomme de discorde entre Johnny Thijs, le CEO d’alors, et l’autorité politique. Il en est finalement sorti un règlement qui procurait encore toujours aux CEO un revenu très convenable mais qui comportait un plafonnement! Pour le SLFP Groupe Poste, c’était une occasion manquée!

Le SLFP-Poste a toujours maintenu le même point de vue en ce qui concerne la rémunération du CEO

Marc De Mulder, président du SLFP Groupe Poste, émet les considérations suivantes: “Il ne nous revient pas de fixer l’appointement du CEO. Combien il gagne, ou doit gagner, n’est donc pas notre problème. Mais ce qui  nous gêne, c’est que l’on vienne nous dire entretemps que la rémunération du postier est trop élevée. Qu’il faut rechercher des alternatives aux types d’emploi (faux indépendants, Uber, etc.) pour résister à la concurrence. C’est inacceptable”.    

“Pourquoi la rémunération d’un CEO dans une entreprise publique n’est-elle pas liée au salaire le plus bas payé dans l’entreprise? Au taux d’emploi qu’il maintient dans l’entreprise et bien sûr aux résultats?”, propose Marc De Mulder.

Une tension salariale partant au maximum du salaire le plus bas payé dans l’entreprise multiplié par un nombre obtenu selon des critères fixes basés sur le taux d’emploi, la satisfaction de la clientèle et les résultats de l’entreprise avec pour chaque facette une fourchette à déterminer. Ce ne peut être que bénéfique, et pour l’entreprise, et pour le personnel concerné et pour la clientèle!

Pour une partie de la majorité gouvernementale, il est clair que tout le monde doit travailler, de préférence gratuitement ou pour le moins d’argent possible, mais que le management et la classe supérieure aient par-dessus le marché droit à un revenu illimité! Pour eux, le ”race to the bottom” pour le citoyen « lambda » est la chose la plus normale du monde, et pour le management “the sky is the limit“! Quel simple travailleur ou petit indépendant de ce pays peut encore adhérer à une telle vision des choses?

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