Le SLFP est choqué par les écrits de la présidente de l’Open Vld Rutten à propos de la fonction publique

Jan Eyndels, Président Général  SLFP
Jan Eyndels, Président Général SLFP

(13/06/13) - Jan Eyndels, président général du SLFP, le Syndicat Libre de la Fonction Publique, est particulièrement déçu et choqué par ce qu’a écrit la présidente de l’Open Vld Gwendolyn Rutten dans “De geëngageerde burger. Inleiding tot een nieuwe politieke lente”. (« Le citoyen engagé. Introduction à un nouveau printemps politique », ndt)

Le président Jan Eyndels (SLFP) : “Je ne vous promets pas un printemps politique, mais un automne très chaud”

Les passages à propos de la suppression du statut de fonctionnaire, du démantèlement des nominations définitives, de l’abandon du calcul des salaires sur la base de l’ancienneté et la critique du système des CCT et de la concertation sociale, ont été particulièrement mal perçus par le SLFP. “Rutten poursuit un seul objectif”, dit Jan Eyndels, “elle veut briser l’influence du syndicat dans notre société, et encore de la manière la plus platement populiste. Cela doit la gêner que le taux de syndicalisation en Belgique ne cesse de croître.”

Le président du SLFP Jan Eyndels est en premier lieu choqué par l’appréciation négative de la société civile qu’a une nouvelle fois le parti libéral flamand.

La présidente de l’Open Vld écrit : “Au sommet de bon nombre de ces organisations, l’objectif principal semble être de se maintenir en place… Les hommes libres n’ont rien à trouver dans des organisations qui tentent continuellement de les enfermer dans des groupes identitaires de type social, politique ou autres, et qui  s’acharnent à défendre un type de société désuet”.

“Ceci est blessant, au plus profond d’eux-mêmes, pour les milliers de membres de notre organisation”, dit Jan Eyndels. “Nous sommes d’autant plus touchés du fait que les agressions viennent une fois de plus du côté “libéral”. Le libéralisme social de notre syndicat est pris dans le collimateur de ceux qui soi-disant partagent nos idées. Nous ne pouvons le tolérer plus longtemps et nous continuerons d’être réactifs. Il est incompréhensible que la valeur de la société civile ne soit pas prise au sérieux. Il est tout simplement décevant de constater que les politiciens prennent trop souvent leurs informations auprès de mouvements et de groupements qui représentent beaucoup moins de monde que les mouvements syndicaux.”

Un syndicalisme moderne et responsable
“ Au cours des dernières années, et après quelques congrès,  le SLFP en tant que syndicat de la fonction publique, a profondément renouvelé son mode de fonctionnement vers un syndicalisme responsable. Contrairement aux autres syndicats, le SLFP veut développer un mode de fonctionnement moderne pour  et par ses membres, c’est-à-dire avec la participation nécessaire de ceux-ci.  Le SLFP veut développer une activité syndicale progressiste et dans laquelle prime un service de qualité individualisé en faveur des membres. Nous ne voulons pas constituer un frein, mais soutenir des réformes valables. Nous ne sommes pas partisans d’un syndicalisme obtus qui s’alimente de grèves et de manifestations; nous ne sortons ces armes que lorsqu’elles sont vraiment nécessaires. De plus, nous prônons la liberté de se rassembler et la liberté de se réunir et de défendre nos droits. Les libéraux peuvent-ils être opposés à ces idées? J’ai l’impression que madame Rutten parle d’un autre société civile que celle qui existe en réalité.”

Si madame Rutten persiste dans cette voie, nous ne lui promettons pas un printemps politique, mais un automne très chaud!”

Prendre le parti des plus faibles
Pour Jan Eyndels il est incompréhensible que madame Rutten envoie les CCT à la poubelle et conseille même aux citoyens de défendre eux-mêmes leurs affaires devant leur employeur ou l’autorité. “Tout le monde n’a pas la capacité de s’affirmer en tant que citoyen engagé dans la société et a donc besoin d’aide;  ceci est valable pour ceux qui ont du travail aussi bien que pour ceux qui recherchent du travail. Prendre le parti des plus faibles constitue l’un des piliers du libéralisme social”, fait remarquer Jan Eyndels.

Démanteler le statut de fonctionnaire: le salaire en fonction du travail en péril
Le SLFP ne veut pas entendre parler des points de vue de l’Open Vld à propos du démantèlement des nominations définitives et de la modernisation du statut de fonctionnaire calquée sur le modèle du secteur privé.  
Jan Eyndels: “Si nous observons la situation aujourd’hui dans les entreprises publiques, nous ne pouvons pas passer à côté de faits évidents : au cours de l’année écoulée, on a une fois de plus rogné aux droits acquis du personnel et on a continué à réduire le nombre de statutaires et de contractuels, pour les remplacer par des intérimaires moins bien payés.  De plus en plus de gens qui travaillent ne parviennent plus à nouer les deux bouts et à la fin du mois il leur reste plus de jours que de sous. Le salaire en fonction du travail est mis en péril.”

Pas d’opposition à une remise à neuf de la fonction publique
En matière de modernisation du statut de fonctionnaire, le SLFP est partisan d’un ‘contrat statutaire de mise au travail’. Il faut instaurer un cadre offrant une base pour un service de qualité; un cadre rendant possible une plus grande mobilité entre les différentes institutions publiques et présentant suffisamment de souplesse pour faire face à l’évolution de plus en plus rapide de la société. Le SLFP s’oppose au recrutement par l’autorité de personnel contractuel bon marché. On y constate une rotation énorme, et de ce fait la continuité ne peut être garantie.  
Dans le cadre de son rôle social, l’autorité doit aussi développer des ‘incentives’ offrant une première expérience professionnelle aux jeunes. Une instruction et une formation approfondies pour et pendant la carrière statutaire sont indispensables.

Jan Eyndels conclut: “L’Open Vld est encore une fois parvenu à ameuter la société civile et les milliers de fonctionnaires  qui s’investissent chaque jour en faveur de l’intérêt général et pour le bon fonctionnement de l’Etat. Nous n’avons certes pas oublié les propos de l’ancien ministre “Quickie” au sujet des  fonctionnaires. Après les récentes agressions du gouvernement fédéral sur la fonction publique par la voix du secrétaire d’état Hendrik Bogaert, la coupe pourrait déborder. Si madame Rutten persiste dans cette voie, nous ne lui promettons pas un printemps politique, mais un automne très chaud!”

Info:
Jan Eyndels,
Président Général SLFP
gsm 0477/22 89 48

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