(06/07/15) - Nous luttons déjà depuis des années contre le dumping social aux niveaux National et International. Mais entretemps nous devons constamment tenir compte de la dure réalité: le capital semble plus important que le bien-être!
Chez bpost nous sommes confrontés à un choix difficile. L’entreprise veut suivre les tendances du marché, particulièrement dans la distribution des paquets le soir et le samedi. Ou bien nous nous campons sur les droits acquis au risque qu’une partie des activités soit sous-traitée (à de faux indépendants), ou bien nous gardons les activités en nos mains, mais cela exigera des concessions.
Dans le premier cas, les emplois de beaucoup de jeunes facteurs sont surtout mis en péril, et ils sont menacés d’être systématiquement remplacés par des indépendants. Dans le second cas, nous sommes contraints de suivre l’entreprise dans sa réflexion et d’abandonner la bonification du samedi, mais nous renforçons la position concurrentielle des facteurs salariés. Les règles concernant l’apparence d’indépendance sont à ce point imprécises qu’il est très aisé de les contourner.
Le fait que le faux indépendant ne peut généralement pas choisir ce qu’il fait, ni où ni comment, laisse supposer qu’il agit sous l’autorité d’un seul commanditaire, et dans ce cas ce doit donc être un collaborateur salarié et non un indépendant. Mais l’autorité laisse cette possibilité ouverte. Les employeurs ne sont bien sûr pas demandeurs d’une clarification des lois.
Pour un employeur, un indépendant est bien plus intéressant à court terme qu’un salarié. C’est au politique de définir des règles du jeu claires et ainsi de rendre impossible l’apparence d’indépendance