(12/02/14) - Dans la presse on se réfère à un beau cadeau de départ de la part de Johnny Thijs. La question qui se pose : pour qui ? Les nouveaux arrivants chez Bpost ne bénéficient que d’un salaire très bas, comme d’ailleurs dans beaucoup d'autres entreprises aujourd'hui.
Un salaire avec lequel ils peuvent à peine couvrir leurs dépenses. Ils ont du mal à nouer les deux bouts chaque mois.
Le bénéfice supplémentaire, une fois de plus, a été obtenu sur le dos du personnel ! Diminuer le nombre du personnel de l’ordre de 1 000 équivalents temps plein peut signifier une économie pouvant atteindre 100 millions d’économie pour Bpost. Ceci signifie une diminution d’emplois sur le marché du travail , ce qui engendre autant de chômeurs en plus à indemniser. Pour les 100 millions d’euro que l’ entreprise gagne, l’Etat devra dépenser au moins la moitié de cette somme pour rémunérer davantage de chômeurs.Alors qu’on recherche actuellement d’obtenir l’effet inverse !!
L’actionnaire principal aura donc d’un côté plus de bénéfice, mais d’un autre côté plus de dépenses. Du moins, si l’Etat reste actionnaire, sinon ce ne serait que des pertes pour l’ Etat.
C’est à nouveau les membres du personnel qui en bénéficieront le moins
De plus en plus , la pression du travail augmente suite aux nombreuses réorganisations et économies subies par le personnel. La tension sociale augmente chaque jour au sein du personnel et la paix sociale risque donc d’être ébranlée. Dans ce contexte, l’augmentation des bénéfices est-elle bien nécessaire ? Et tout cela , pour pouvoir octroyer uniquement un bonus plus important aux actionnaires !!